REVUE DE PRESSEVainqueur en 2008 du Circuit d'Armorique et de Redon-Redon, ces deux classiques bretonnes en un seul week-end, septième des Mondiaux Universitaires, Laurent Le Gac attend beaucoup de la saison 2009 qu'il disputera toujours sous les couleurs du BIC 2000. Sous la houlette d'Yvon Caër et en compagnie de coéquipiers talentueux tel Vincent Rouxel, Clément Mahé ou Paul-Mickaël Menthéour, l'étudiant en Fac de Sport est conscient qu'il aura son mot à dire sur les belles épreuves du calendrier breton et français, avec un but en tête : devenir coureur professionnel.
DirectVélo : Selon ton
directeur sportif Yvon Caër, ta saison 2008 n'a pas été surprenante.
Penses-tu à nouveau franchir un palier cette année ?
Laurent
Le Gac : Moi non plus, je ne suis pas vraiment surpris. En fait,
j'attendais que mon tour vienne, beaucoup de jeunes coureurs avaient
gagné des Elites avant moi (Fouchard lors du Circuit du Morbihan, Guyot
sur les Plages Vendéennes...). J'espérais donc en gagner une belle, la
surprise a été de gagner deux courses Elites en un week-end. Et
Redon-Redon est une course particulière. Une des plus belles. Mais ces
victoires ne sont que dans la logique de ma progression. Maintenant,
j'attends beaucoup de la saison prochaine, je suis ambitieux. J'ai
toujours eu une logique de progression, je veux gagner des courses
toujours plus belles et plus relevées. Si je progresse comme je le fais
tous les ans, alors je pense avoir le niveau pour passer professionnel.
La difficulté réside dans le fait que je suis en Master Management du
Sport et j'ai énormément de travail. Mais la saison est longue.
Ta préparation s'est-elle axée sur les premières classiques bretonnes comme Manche Atlantique ?
J'ai
passé mes partiels, j'ai eu plusieurs travaux à rendre et le vélo est
passé au second plan durant une certaine période. J'ai attendu les
vacances avec impatience pour pouvoir m'entrainer et tenter de
rattraper mon retard de préparation. Je suis monté sur le vélo par tous
les temps, ça me manquait beaucoup. Je suis extrêmement motivé, et
encore plus quand on me parle de courses, je dois avouer que Manche
Atlantique me fait rêver. J'espère que je serai en excellente condition
au départ.
Inévitablement, tu dois souvent penser au maillot tricolore de l'équipe de France ?
Oui
j'y pense. J'ai eu l'occasion de participer au Grand Prix de Plumelec
avec l'équipe de France l'an dernier, c'était ma première sélection et
ça fait quelque chose. En plus de courir contre les pros, je portais le
maillot donc j'étais quelque peu impressionné. Le sélectionneur appelle
les coureurs qui marchent, donc si je marche, il n'y a pas de raison
qu'il ne m'appelle pas. Je ne me mets pas de pression inutile, il faut
s'entraîner et donner le meilleur de soi-même. Tout vient à point à qui
sait attendre...
Article paru le 14 février 2009 sur directvelo.com