Quinze jours après sa victoire sur la dernière étape de l'Essor Breton, Laurent Le Gac a enlevé la première du Tour du Léon, hier après-midi à Plouescat. Place au chrono et à l'étape en ligne aujourd'hui.
Cette fois, il a eu le loisir de lever les bras au ciel. Et il ne s'en est pas privé, le diable! Le temps d'ajuster son maillot couleur vert pomme du Bic 2000 pour le clin d'oeil au sponsor et LaurentLeGac a parcouru les cinquante derniers mètres de l'étape inaugurale du Tour du Léon en faisant le «V» de la victoire. Heu-reux! Heureux comme à Bodilis, il y a quinze jours à peine, lorsque le Plouviennois, au bout du sprint de sa vie, avait coiffé tout le monde sur la dernière ligne d'arrivée de l'Essor Breton. Il s'agissait alors de sa première «gagne» 2010 et l'élégant coureur du Bic est toujours sur la même dynamique.
«C'est revenu, c'est cool... »
«Je me suis un peu reposé après les championnats du Finistère à Kernouès et je ne pensais pas être aussi bien aujourd'hui. J'étais d'ailleurs un peu poussif en début de course, j'avais dû mal à remettre en route et puis au fil des tours, c'est revenu, c'est cool», racontait ainsi Laurent Le Gac, qui aurait trouvé fort dommage de ne pas exploiter sa belle condition du moment à Plouescat. «Je voulais absolument gagner cette première étape. Comme Gwen (Simon, son coéquipier) est le meilleur rouleur de l'équipe, je voulais également qu'il arrive placé en vue du contre-la-montre de demain (aujourd'hui). J'avais donc prévu d'attaquer dans les derniers tours et je suis sorti avec Yann Guyot (Sojasun espoirs) dans la dernière bosse et le Néo-Zélandais de Leucémie espoir (Daniel Barry) est rentré sur nous au kilomètre. J'ai pris un relais, ils n'ont pas pris ma roue et j'ai foncé jusque la ligne», ajoutait en souriant le grand frère d'Olivier avant de s'enquérir du résultat du «p'tit» sur le contre-la-montre individuel de la Vallée verte (4e).
Un match Bic - Sojasun
La famille Le Gac a vécu un samedi ensoleillé et espère naturellement prolonger le plaisir ce dimanche. Dans le Léon et à Jugon. Laurent, qui n'est pas un spécialiste de l'effort solitaire, s'attendait à perdre le maillot jaune (au profit de Yann Guyot ou de Paul Poux?), ce matin à l'issue du chrono entre Plouénan et Saint-Pol-de-Léon, mais le premier leader de l'épreuve évoquait déjà avec gourmandise la troisième étape, prévue cet après-midi entre Taulé et Plouénan. Le 23eTour du Léon, quoi qu'il arrive, devrait logiquement se jouer entre le Bic 2000 de Laurent Le Gac et Sojasun espoirs de Yann Guyot. Les deux équipes favorites de l'épreuve, pour évaluer leur emprise sur la course, possédaient chacune cinq coureurs (!) dans l'échappée du jour, hier. «Quand un coureur de Sojasun attaquait, un du Bic était obligé d'y aller et inversement... », expliquait le vainqueur après avoir à nouveau marqué le Tour du Léon de son empreinte. En mars2008, Laurent Le Gac avait, en effet, enlevé l'épreuve dans son ancienne configuration. Et si c'était encore son tour?
1ere étape Plouescat - Plouescat: 1. Laurent Le Gac (Bic 2000) les 89,200km en 2h20'51'' (moyenne 38,032km/h); 2. Y. Guyot (Sojasun espoirs) mt; 3. D.Barry (Leucémie espoir Quimper) mt; 4. F.Lançon (Bic 2000) à 11''; 5. P.Poux (Sojasun espoirs) mt; 6. F.Seigneur (Sojasun) mt; 7. R.Marchand (Dinan) mt; 8. A.Kerneis (VS Scaër) à 31''; 9. G.Simon (Bic 2000) mt; 10. E.Corbel (Sojasun espoirs) à 1'; 11. R.Poulizac (UC briochine) mt; 12. Ch. Balannec (Leucémie espoirs Quimper) à 1'03''; 13. Th. Bidaut (AC Léonarde) à 2'32''; 14. E.Guianvarch (EC Landerneau) à 4'08''; 15. P.Demay (Bic 2000) mt
Le programme.
Ce matin: Plouénan - Saint-Pol-de-Léon (contre la montre individuel, 10km), premier départ à 9h.
Cet après-midi: Taulé - Plouénan, départ de Taulé à 14h30; puis Kerlaudy (14h43); Saint-Pol-de-Léon (14h49); Roscoff (14h55); Santec (15h00); Plougoulm (15h09); Sibiril (15h11); Cléder (15h15); Tréflaouénan (15h28); Trézilidé (15h34); Sainte-Catherine (15h40); Mespaul (15h43); Plouénan (15h48). Entrée sur le circuit (15h52) plus six tours de 8,640km. Arrivée à 17h15. Total: 112,6km.
Article paru dans Le Télégramme du 23 mai 2010